Un nouvel article parlant de mes dessins a été publié sur le site “retour vers le futur”, suite à la réalisation des portraits de Marty McFly et Doc Emmett Brown, les héros de la trilogie.
On retrouve bien sur dans les dessins, tous les principaux éléments des films avec la voiture à voyager dans le temps, marty jouant Johnny B Goode en 1955, doc Brown chevauchant en 1885, le convecteur spacio temporel et l’horloge de l’hôtel de ville….
J’ai rencontré récemment un ” fan ” du petit prince, et le mot fan est faible vu la quantité astronomique d’objets liés au petit prince en sa possession. Il a d’ailleurs organisé une exposition de sa collection en Bretagne.
Donc après une commande spéciale du petit Prince avec une ligne continue, Jean Michel m’a proposé de décliner le travail sous le signe du petit prince en composant plusieurs dessins. Après mure réflexion j’ai commencé à glaner des images, photos, à relire le comte par la même occasion pour produire des dessins originaux respirant la philosophie du conte.
J’ai décidé de commencer sur le thème du Baobab et du Breguet XIV : explication
Le Baobab :
Nombreux écrits parlent de la forme étrange de cet arbre gigantesque et explique pourquoi celui ci possède des branches en forme de racine, un peu comme si l’arbre avait été déplanté puis replanté à l’envers !
Le Baobab du petit prince est un élément très symbolique, on le prince nous raconte que ceux ci doit être éradiqué de son petit astéroïde avant de prendre une taille phénoménale, symbole de l’envahisseur, des mauvaises herbes à arracher avant qu’elles ne deviennent trop grande et dangereuses….
Le Breguet 14 :
Le Breguet 14 est l’avion emblématique de l’Aéropostale, sur lequel a piloté Saint Exupery et surement sur lequel l’idée du petit Prince a longtemps germé. C’est à l’origine d’une panne sur l ‘ avion que le pilote s’arrête en plein désert et finit par rencontrer le petit prince. Durant les 8 jours de réparation, le pilote crée un lien d’amitié et va finalement réussir à réparer l’avion puis repartir.
Bien sur la série n’est pas fini, car comment ne pas aborder le petit prince sans y voir le renard, le mouton, les boas, éléphants et autres personnages qui nous ouvrent les yeux sur le monde…
Je vais vous parler aujourd’hui des reproductions que je réalise à partir de mes Œuvres originales. Suite à de nombreuses questions je vais détailler l’ensemble du processus et vous comprendrez enfin pourquoi le terme “photocopie” ne convient pas pour ces reproductions.
” Giclée print”.
Il existe de nombreuses façon de reproduire des œuvres. Au début, cela se faisait par des copieurs utilisant la même technique que l’artiste, puis on a commencé à utiliser des machines manuelles, puis des ordinateurs, imprimantes, photocopieuses, etc….
Le terme “giclée print” est apparu depuis l’invention de l’imprimante à jet d’encre : faire gicler de l’encre sur un support pour obtenir une reproduction. Ceci dit, le processus est un peu plus compliqué que d’utiliser son ordinateur et une imprimante :
La réalisation du Master.
L’image originale : J’utilise un scanner pour récupérer le “master”, l’image qui sera utilisée pour réaliser les reproductions. Le scan est en haute définition en 1200 DPI (qui est de la très haute définition).
Une fois scannée, étant donné le papier support de l’original qui n’est pas lisse, le fichier a besoin d’un traitement logiciel afin de supprimer toutes les impuretés : le blanc de fond doit être pur, les quelques poussières pouvant rester sur la vitre du scanner apparaissent alors sous forme de tache grise sur le scan. Un outil de traitement d’image est alors essentiel à cette étape là.
Puis en dernier, je réalise une étape supplémentaire qui ne se fait pas sur les reproductions standard : j’efface la signature scannée et je signerais de ma main une fois la reproduction imprimée après avoir vérifié que l’impression est bien réalisée.
L’impression.
Comme indiqué, l’impression se fait grâce à une imprimante à jet d’encre. J’utilise une imprimante jet d’encre avec une précision de 1200 DPI et utilise de l’encre de durée de vie supérieure. On parle ici de durée de vie supérieure sans avancer de chiffre avec une technologie âgée de 20 ans : donc au moins 20 ans !
Une fois la feuille sortie de l’imprimante, je vérifie en tout point la qualité du tirage, si celui là me parait satisfaisant, j’y appose ma signature et la date sur le recto en utilisant de l’encre de chine, puis sur le verso y appose :
Le titre, le numéro du tirage / nombre total de tirage.
La date, la signature de l’artiste.
Stockage
Les impressions sont stockées à plat sous film plastique transparent afin d’éviter tout accident de projection d’encre/peinture/coup de langue du chien/etc… et elles attendent donc leur nouveau propriétaire bien au chaud dans le studio.
Protéger son Œuvre
Vous avez reçu votre œuvre par la poste et souhaitez la mettre en valeur et la protéger afin de ne pas l’abimer. Pour cela vous pouvez opter pour un encadrement. Si vous le faites vous même, n’oubliez pas qu’il faut utiliser un passe partout afin de ne pas coller le papier au verre. Il arrive souvent que de l’humidité stocké sous le verre se condense sous l’effet de la chaleur et que des gouttelettes d’eau apparaissent et gondolent le papier. Avec le passe partout, celles ci se déposent sur le verre sans toucher le papier.
Je propose depuis peu un service d’encadrement des œuvres originales mais aussi des reproductions en utilisant des cadres tout préparé auxquels j’y ajoute un passe partout fait maison. Les cadres sont légers et supportent un envoi par la poste facilement et le tout est fait rapidement par mes soins. (la solution idéale si c’est pour faire un cadeau urgent car encadrer prés de chez soi prends souvent du temps).
Le vernissage de l’expo collective a eu lieu vendredi dernier, avec la présence de tous les artistes exposants (ou presque). Étant donné la taille de la galerie, on était assez serré à l’intérieur mais c’est toujours plus agréable d’être dans une galerie fréquentée que ces grandes salles blanches, spacieuses et silencieuses…
Elena, la galeriste, a eu l’occasion de donner le discours de lancement de ce marché d’Art ultra accessible financièrement, avec des œuvres disponibles à partir de 40-50 euros. Elle a aussi ajouté que les artistes présents avaient tous une vision sociale de l’Art (un minimum en tous cas), et nombreux participent activement à la vie du quartier de Gracia.
les premières impressions ont été bonnes et déjà quelques portraits vendus. La galerie est ouverte en soirée du mercredi au samedi de 18h à 21h et le samedi dans l’après midi aussi.
Petit cadeau pour la fin, la video du vernissage, avec un bonus à la fin de la video ou vous verrez votre hôte en plein interview en catalan !
Pour ma première exposition en galerie à Barcelone, cela se passera à la galerie ‘Paspartu’ à Gracia. C’est un marché d’Art d’avant Noël avec plusieurs autres artistes.
Je présente donc une série de portraits toujours avec la ligne continue et un paquet de 20 petits portraits et 5 grands et certains avec des têtes jamais vues avant.never seen before faces…
La nouveautée : le sportraits seront encadrés avec un “passe-partout” pour mettre d’avantage l’oeuvre en valeur. J’ai du retravailelr sur les dimensions des portraits pour les marrier au mieux avec des formats A4 et A3. Je poste les photos aprés le vernissage, vendredi soir à la galerie ou je serais présent bien sur !
Donc voila, il y a quelques semaines en allant à la poste, Carmen la guichetière m’a donné des papiers pour information sur les tarifs postaux, des brochures et une feuille pour participer au concours de la poste pour réaliser le nouveau design des paquets postaux espagnols.
Je me dis que ça sera quelque chose à tenter et j’ai donc fait un tour sur le site internet qui est en espagnol (dont je ne parle que quelques mots). Je me suis dit pourquoi ne pas participer avec un design façon “ligne continue” comme j’aime le faire avec mes boites à chaussures peintes en blanc et recouverte intégralement de dessins.
Voici donc le design vierge de la boite initiale, et voici ci-dessous la nouvelle boite dans un style très épuré : boite blanche maculée d’une ligne noire.
Ce n’est pas sans difficulté de traduction que j’ai pu comprendre tout le concours et c’est grâce à l’aide de google traduction que j’ai pu comprendre que mon design avait enfin pris part au concours. On notera aussi une superbe correction orthographique de mon prénom par je ne sais quel logiciel bienveillant. (le “n” à la place du “m” est de moi, par contre, le “lle” à la fin n’est pas de moi, je fais rarement cette faute. )
2. Concours au fond des oubliettes
Je n’ai porté que très peu d’attention au concours une fois mon design mis en ligne, étant donné la très grande concurrence (plus de 300 designs) et la finition très classe et impeccable des autres design, je crois même avoir été le seul à avoir mis un dessin fait avec la main puis scanné, étant donné que tous les autres ont été fait avec photoshop et un stylet à lissage de courbes. J’ai quand même facebook voté pour mon design pour le “fun” et suis retourné à mes portraits…
La liste des concurrents peut être visible sur le site web spécialement conçu pour l’occasion :
Quelle surprise en recevant un mail en espagnol quelques jours avant la remise des prix, m’invitant au gala de remise et annonce des prix pour le concours. La plus grosse surprise fût de voir que le gala se passe à Madrid.
Géographiquement parlant, Madrid est à 600km de Barcelone et 3 jours avant c’est un peu short pour se déplacer la bas, surtout quand tu y va pour aller boire une coupe de vin champagnisé et applaudir le vainqueur. Du coup je suis allé voir sur le site pour découvrir les finalistes et ainsi voir l’habillage des paquets postaux de l’an 2012.
Finalistes du concours “Paqueteria E-Commerce”
4. Cérémonie de remise des prix.
N’y étant pas, je n’ai pu vous prendre de jolies photos de l’événement. Cependant il y a eu l’annonce des heureux gagnants sur la page internet suivante avec la remise des prix par le célèbre designer espagnol “David Delfin” avec qui donc j’aurais eu l’occasion de serrer la paluche.
Et donc ce matin, un petit mail dans ma boite mail qui commence ainsi :
“Buenos dias Pierre:
Ante todo felicitarte por ser el ganador en la categoria de E-COMMERCE. “
Sans vraiment y croire jusqu’à ce matin, j’ai donc remporté le concours !!!!!!!! L’année prochaine, 100.000 paquets postaux espagnols, seront habillés par moi !
Pour les curieux, voici l’intégrale de la boite : à vous de trouver tout ce qu’il y a à voir dedans !
Petite introduction à un concept catalan de la narration. J’ai appris un nouveau mot cette semaine, “Auca”, qui signifie “Oie” comme l’animal, petite bande dessinée conçue à la manière d’un jeu de l’oie, avec une histoire racontée au fil des images.
C’est une tradition très forte ici en catalogne, cependant cela a existé en France il y a déjà plusieurs siècles. Quelques auca sont connues ici tel que la vie de “Montserrat” ou autres figures emblématiques de la région. Joint à ces images, un petit texte écrit en proses pour relever le niveau solennel de cette bande dessinée . On (Joan Carles) m’a fait remarqué que mes portraits étaient plus proches de l’Auca que de la bande dessinée, narrant ainsi l’histoire d’une personnalité. (comme quoi on croit avoir créé quelque chose mais il y a souvent eu des précédents…).
Comme un dessin vaut mieux qu’un long discours, je m’en vais vous conter une des histoires d’un français à Barcelone…
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Pronouce “Hawk A”
Little introduction to a catalan concept of the story telling. I’ve learned a new word this week, wich is called “Auca” and means “goose”, and the story looks like “the game of the goose”.
This kind of narrative pictures are a real tradition here. it used to be very famous in france in the 16th century. So here it is still used and tell stories of great people like “Montserrat” or George, etc… Joined to thes pictures, we can usually found a little poetic text with rhymes, something very closed to the “Limerciks”. One said to me that my portraits were very close to this concept and sometimes you think about finding something new wich used to be common during the old times. So here is my Auca of a recent story…
Here is the first ” continuous line ” based on a clothing piece. The tee shirt is a unique piece and necessited many hours of work. It’s called Delirium, free inspiration based about everything. So if you get a closer look to it, you will find : A hunter and his dog, flowers, a radio gaga, a rocket, monsters, flags, a horse jumping, red lights, a wizard, motorbikes, sheeps, computers, tractor, band on stage, a monkey and banana, a soccer player, etc, etc…
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Voici le premier vêtement basé sur le principe de la ligne continue. Le tee shirt est une œuvre d’art portable, pièce unique qui a nécessité de nombreuses heures de travail. L’œuvre est intitulée “Delirium“, inspiration libre et si vous vous approchez d’avantage vous trouverez dans le dessin : un chasseur et son chien, des fleurs, un ‘radio gaga’, une fusée, des monstres, drapeaux, un cheval sautant une barrière, un feu rouge, un sorcier, des motos, des moutons, ordianteurs, un groupe sur scène, un singe et des bananes, un joueur de foot, etc, etc….
Étant en plein production de portraits et ayant très peu de temps pour mettre à jour le site web, j’ai mis la collection de portraits sur une page web à part ici. (cliquez sur la photo pour obtenir le nom de la célébrité).