Carrière d’artiste.

avril 20th, 2009 § 0 comments

la gloire “La Gloire artistique” (Bitmap sur JPG). Alors pour vous expliquer comment ça se passe quand on fait un métier pas comme les autres, je vais vous présenter les grandes étapes du métier d’artiste.

Artiste, ça marche pas avec une grille de salaire indexée sur l’ancienneté et le grade. Ça marche pas non plus avec le piston, c’est un métier qui ne prend pas en compte la retraite non plus. On distingue plusieurs catégories d’artistes : les artistes débutant, ceux qui sont connus et passent à la télé, certains qui pensent être connus, certains que l’on ne voit jamais, et d’autres que l’on entend trop.

Voici les principales phases du métier d’artiste :

artiste emergentL’artiste émergent. C’est celui qui veut émerger, noyé dans l’immensité de l’océan artistique. Il se démene pour vendre et réussir a faire des expositions. Il bosse, réfléchit a des concepts modernes, peint énormément, mais ne gagne pas grand chose vu qu’il n’y a personne pour s’occuper de sa carrière. Il doit faire ses preuves, séduire les galeristes, remporter la faveur du public et arriver à avoir les critiques les plus extrêmes…

On pourra noter que a fourchette des prix des toiles varie entre 50 euros et 5.000 euros. Il y en a plein des artistes comme ca, ce sont les “struggling artistes” communément parlant. Tout le monde connait au moins un struggling artiste dans son entourage.

artiste reconnuL’artiste reconnu. C’est celui qui peut faire des croutes très très chéres. luxe suprême me direz vous ! Il a généralement derrière lui plusieurs centaines de toiles réalisées dans tous les styles, plusieurs expositions dans des galeries connue, c’est l’artiste que les “corporates” achètent. Généralement, cet artiste a tellement bossé durant sa phase émergente, qu’il a besoin d’un peu de confort pecunier pour continuer a travailler sans ce soucis là . On pourra noter ces phrases lors de discussions mondaines :

“C’est un Kundelitch, ca vaut une fortune”

“C’est une croute, mais une croute célèbre qu’on a acheté très cher”.

D’ailleurs le mot anglais pour croute, c’est “daub”… j’ai déjà entendu ça quelque part… Bref l’artiste reconnu, il vends entre 5.000 euros et 50.000 euros et ça fait mal.

tombe mondrianL’artiste international. Généralement, ce dernier est vraiment vers la fin du rouleau, ses toiles font les grands titres des salles de ventes (les toiles qu’il a vendu pour 50 euros au début de sa carrière… ah si j’avais su !!).

L’artiste “famous”, il ne fait plus de l’art pour gagner sa vie, il fait de l’art pour l’art et donne ses Å“uvres à des instituts, des pays, des musées. Les critiques l’encensent ( toujours un métro de retard eux ).

Pour conclure, le chemin est semé d’embuches mais tous aspirent arriver à l’ultime création artistique.

“La gloire quand t’es peintre, c’est de travailler gratos”.

Comments are closed.